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A l'IMA, lancement de notre Université d’été

Dernière mise à jour : 20 sept. 2023




Ouverture de l’Université d’été de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris.


Une première journée de propositions et de débats riches de perspectives, devant un public venu en nombre.


Merci au président Jack Lang pour son accueil à l’Institut du monde arabe.





D I S C O U R S D ’ O U V E R T U R E

D E M A I T R E C H E M S - E D D I N E H A F I Z

R E C T E U R D E L A G R A N D E M O S Q U É E D E P A R I S

P R É S I D E N T D E L A F É D É R A T I O N

D E L A G R A N D E M O S Q U É E D E P A R I S

Universite d ete FGMP - Discours de Me Chems eddine Hafiz, Recteur de la GMP - 16 septembr
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Mesdames, Messieurs,


Chers amis,


C’est avec un plaisir non dissimulé que je m’adresse à vous, toutes et tous, venus en nombre pour assister à l’inauguration de la première Université d’été de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris.


Je tiens, avant toute chose, à remercier Monsieur le Ministre Jack Lang de nous accueillir chez lui, à l’Institut du monde arabe, et de nous faire l’amitié et l’honneur de sa présence aujourd’hui.


Lorsque nous avons imaginé cet évènement, il nous est immédiatement apparu qu’il serait aussi naturel que prestigieux de l’inaugurer dans ce magnifique édifice portant au plus haut la culture arabe dans notre pays, et avec lequel nous avons le privilège d’être partenaires depuis mon arrivée à la tête de la Grande Mosquée de Paris.


Mesdames, Messieurs,


L’Université d’été, qui se tiendra jusqu’à ce dimanche 18 septembre 2022, marque une nouvelle étape dans le développement de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris.


Créée en 2006, notre Fédération rassemble de nombreuses mosquées à travers toute la France et, depuis ce printemps 2022, dans plusieurs pays d’Europe.


Au total, et aux côtés des membres de notre Bureau, près de 80 délégués européens, régionaux et départementaux font vivre cette Fédération, qui représente le trait d’union entre la Grande Mosquée de Paris et les mosquées de France et d’Europe.


Je souhaite les remercier vivement pour leur participation à cet événement conçu pour eux, ainsi que pour leur dévouement quotidien au service des musulmans.


L’Université d’été, comme l’a expliqué son directeur, Monsieur Ouahid Abassi, que je remercie plus fortement encore, est une première dans notre histoire.


Elle est à la fois le fruit d’un nouvel élan collectif de la Fédération et le meilleur moyen de nous coordonner, alors que des travaux d’envergure sont menés.

Ces trois jours d’échanges répondent à notre volonté d’unir encore un peu plus nos forces autour de projets communs, profitables à tous, et autour d’une identité et d’une voix communes, celles de la Grande Mosquée de Paris.


Chers amis,


L’Université d’été intervient aussi, et surtout, à une heure où la communauté nationale nous observe et où nous devons lui répondre avec courage et clarté.


Cette heure est décisive.


L’avenir de l’islam dans la société française est en jeu.


Notre responsabilité est engagée.


Il nous revient, à toutes et à tous, de revaloriser les principes fondamentaux de l’islam pour prouver, concrètement, qu’ils s’accordent avec notre société.


La Grande Mosquée de Paris, elle-même à un moment particulier de son histoire, saura, avec vous, j’en ai la certitude, relever ce défi de taille.


*


Dans un mois, le 19 octobre 2022, la Grande Mosquée de Paris fêtera les 100 ans de la pose de sa première pierre.


J’attends ce jour de célébrations avec impatience.


Je l’attends en souvenir de toutes celles et ceux qui, avant nous, ont érigé et donné à cette institution une envergure sans nulle autre pareille.


Je l’attends pour remercier toutes celles et ceux qui, à notre époque, s’évertuent à la maintenir au plus haut.


Je l’attends enfin, et surtout, pour offrir au présent la mémoire d’un siècle entier voué à la construction et à la reconnaissance de la place de l’islam en France.


Il y a 100 ans, les fondations de la Grande Mosquée de Paris étaient tracées au cœur de Paris, dans ce cinquième arrondissement, ce quartier latin, où l’enthousiasme intellectuel pour l’islam et les cultures de l’islam était florissant.


Le sacrifice des soldats musulmans morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale décida la République française à construire un édifice à la hauteur de sa reconnaissance.


Mais cette reconnaissance dépassait les années sombres de la guerre.

Au-delà des intérêts coloniaux, la Grande Mosquée de Paris était née d’une conscience : celle du peuple et de l’État français que l’islam était une religion qui méritait le respect et ne s’opposait pas à leurs valeurs.


J’invoque notre passé pour observer le temps long, et pour dire combien l'Histoire de l’islam en France ne peut pas se réduire à l’histoire d’un rejet.


L’essence de notre fondation, que nous nous devons de rappeler en certaines circonstances, n’a cessé d’ancrer plus solidement notre institution et, avec elle, notre religion, dans le territoire, la société et la République.


Aux heures périlleuses des 20e et 21e siècles, la Grande Mosquée de Paris fut toujours la voix d’expression des musulmans de France qui, par amour de la France, parce que la France est leur pays, celui de leurs parents, celui de leurs enfants, se sont évertués à le défendre.


Hélas, les temps que nous traversons aujourd’hui nous éloignent des évidences d’hier.


Depuis le 11 septembre 2001, et depuis les attentats ignobles qui ont accablé notre pays et alourdi nos cœurs, la colère et l’incompréhension ont ciblé l’islam et les musulmans.


Systématiquement, la Grande Mosquée de Paris s’est élevée avec détermination contre les violences les plus inouïes que l’on pouvait associer à l’islam.


Force est de constater que notre voix, qui est celle de millions de musulmans, n’a pas été suffisamment entendue, et que les solutions les plus efficaces ne sont pas encore mises en œuvre.


N’ayons pas peur des mots : nous sommes en crise.


La résolution de cette crise, qui entraîne peu à peu l’islam dans un faisceau de méconnaissance et de méfiance, ne se fera pas sans nous.


Il est temps de comprendre ce que nous traversons, de nous mettre face à nos responsabilités, et d’agir avec détermination.


Nous connaissons notre histoire.


Nous connaissons notre religion.


Il nous revient d’y puiser, ensemble, les sources de la réconciliation.


* *


La crise que nous subissons a plusieurs visages.


Le dernier quart de siècle a entraîné beaucoup de nos concitoyens dans une situation sociale difficile, sinon dans la pauvreté.


Des marges urbaines aux marges rurales, la vie est devenue rude et sans perspective.


la République et en notre capacité à vivre ensemble.


Je pense avant tout aux désillusions de notre jeunesse qui, parfois, n’arrive plus à se reconnaître et à trouver sa place dans notre société.


Au fil des années et des décennies, les mécanismes de la relégation n’ont pas été enrayés.


Nombre de Français se sentent exclus, au sein de villes et de quartiers eux-mêmes abandonnés.


Il est important de le dire : ce phénomène touche particulièrement nos concitoyens de confession musulmane, en raison d’environnements et de trajectoires humaines difficiles.



Hélas, les temps de crise aggravent les différences, et poussent à la recherche de coupables.


Nous pensions que l’intolérance et le racisme allaient s’éloigner.


Ils refont aujourd’hui surface à travers de nouvelles figures médiatiques, pseudo-intellectuelles et politiques, que je ne souhaite pas nommer en ces lieux.


Orchestré de façon insidieuse, un glissement s’opère dans une partie de l’opinion publique.


Pour elle, l’islam et les musulmans représentent désormais la cause principale des fractures de notre société.


Nous ne l’acceptons pas.


Nous ne l’acceptons pas et, pour autant, nous ne devons pas céder à notre tour à l’intolérance, au repli sur nous-mêmes.


Nous devons comprendre les peurs de l’autre.


Nous devons montrer que notre présence n’entraîne en rien le déclin de la France ni la perte de son identité.


Et pour cela, nous devons d’abord regarder, avec toute la lucidité dont nous sommes capables, les problèmes qui nous rongent de l’intérieur.


Je veux cette fois parler du fléau de l’islamisme.


Ne nous trompons pas : l’islamisme n’est pas une affaire de religion.


Il est une idéologie politique.


Cette idéologie politique a des objectifs clairs.


Elle désire séparer les musulmans du reste de la société.


Elle leur dit que la société française est en perdition, qu’elle n’est pas pour eux, qu’elle ne les acceptera jamais, et qu’il vaut donc mieux exister en vase clos, ou bien s’imposer.


Elle parle à la jeunesse déshéritée.


Elle lui apprend à se méfier de tout ce qui n’est pas conforme à sa vision.


Elle lui donne des espoirs qui sont autant de faux-semblants.


Car l’islamisme est un abus de faiblesse et mène droit à la désillusion.


L’islamisme est une plaie pour les musulmans qui souhaitent vivre leur foi paisiblement, sans propagande politique et sans

prosélytisme excessif et archaïque.


J’aimerais vous poser cette question : le projet politique de l’islamisme est-il si différent, au fond, des projets politiques qui stigmatisent à tout-va les musulmans de France ?


Ma réponse ne souffre d’aucune hésitation : les extrémismes profitent du même contexte et existent par le même désir de voir la communauté nationale devenir chaque jour plus fragmentée.


Allons-nous laissez-faire ?


Avons-nous peur de réfléchir à la manière dont nous voulons vivre, et vivre notre religion, dans ce pays ?


Avons-nous peur de travailler sur nous-mêmes ?


Toutes les solutions ne sont pas entre nos mains, bien-sûr, mais j’ai la conviction qu’en montrant à tous nos concitoyens la meilleure et la vraie nature de notre religion, nous aurons réglé une partie majeure du problème.


Alors, commençons par clamer une évidence : l’islamisme n’est pas l’islam.


Il n’en n’est pas une expression, ni son défenseur, ni son présent, ni son avenir.


C’est maintenant à nous, nous toutes et tous ici réunis, de redécouvrir et faire découvrir l’islam.


* * *


L’islam révélé à notre Prophète (SAWS) guide les musulmans vers la lumière de Dieu, en lui apprenant à cheminer dans la vie d’ici-bas tout en faisant le bien autour d’eux.


L’islam est une religion porteuse de grandes valeurs spirituelles et éthiques, que les musulmans ont le devoir de traduire dans leur quotidien.


Je suis né en Algérie, sur une terre que j’aime profondément, où j’ai appris l’islam tolérant, pacifique, humaniste ; cet islam qui tendait la main au désespéré, qui pardonnait à l’offenseur, qui était curieux d’apprendre de l’autre et de lui ouvrir sa porte, sans condition, si ce n’est de partager un instant de fraternité.


Revenons à une compréhension de la religion dans ce qu’elle a de plus simple : aider les croyants à vivre en harmonie avec le monde et avec tous les humains, croyants ou non.


J’insiste souvent sur l’éthique, sur le bon comportement qu’un musulman doit avoir dans une société sécularisée, car le changement peut venir de chacun de nous et de chacun de nos actes.


L’islam ne se réduit pas à une apparence.


L’islam n’est pas une contrainte.


L’islam n’est pas un lot de petites certitudes.


Il est un apprentissage intime de la relation à Dieu, fait d’humilité et de persévérance, que l’on partage avec celui qui le souhaite.


À celles et ceux qui, musulmans ou non, se posent des questions existentielles, je dis que l’islam apporte beaucoup de réponses.


Aux plus jeunes d’entre nous, je dis aussi : apprenez votre religion, tolérez ceux qui ne pensent pas comme vous et tenez vous-en au fait que Dieu, seul, est juge.


Mais apprenez l’islam, faites-en une urgence, ne restez pas dans l’indigence.


Quelle image donnons-nous aujourd’hui de notre religion, alors même que des trésors humanistes, spirituels et culturels de l’islam sont là, à notre portée, et d’autres attendent d’être exhumés et de briller à nouveau ?


Chaque jour, en entrant dans la Grande Mosquée de Paris, je suis saisi par la beauté de son architecture et la profondeur de son atmosphère, les percevant comme les reflets de ces trésors oubliés.


Chaque jour, je me m’efforce de concevoir des projets culturels et scientifiques qui permettent à tous de voir l’islam sous ses véritables traits : une civilisation qui n’aspire en rien au choc des cultures, mais tend au contraire vers l’universel.


Prenons l’exemple de l’apprentissage de la langue arabe, et permettez-moi de vous raconter une anecdote.


Je discutais un jour du sujet avec des parlementaires, quand une élue m’interpelle en me disant : « l’arabe, certes, mais cette langue est tout de même la langue du prosélytisme, pour ne pas dire du terrorisme… ».


J’aurais pu être simplement hébété par cette intervention d’une élue de la République, mais, finalement, je me suis posé les bonnes questions : comment en est-on arrivé là et que faire ?


L’arabe est la quatrième langue la plus parlée dans le monde, elle renferme une richesse culturelle, scientifique et spirituelle immense.


Beaucoup, dans cette salle, se consacrent à l’apprentissage de la langue arabe.


Monsieur le ministre Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe, a témoigné de son amour pour cette langue et plaide pour que nos écoliers puissent s’initier à elle.


Car, aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est bien en transmettant la langue et la culture arabes et musulmanes que l’on réussira à mieux coexister.


La méconnaissance de l’arabe, langue de la révélation coranique, est par ailleurs une voie directe vers les mauvaises interprétations de l’islam.


Nous voici arrivés à notre principal défi : la compréhension des textes fondateurs de notre religion.


Il s’agit de procéder au renouvellement de la pensée islamique, « al tadjid », de renouer avec les grandes vertus de l’islam, de permettre une pensée novatrice.


Il ne s’agit pas de s’immiscer dans le dogme islamique, qui est immuable, mais de puiser au plus profond de l’islam la convergence de ses principes avec ceux des sociétés contemporaines.


Dès mon élection à la tête de la Grande Mosquée de Paris, j’ai entrepris avec les 150 imams de l’institution, que je remercie et salue aujourd’hui, un vaste chantier sur l’adaptation du discours religieux aux réalités de la société française.


Il consiste, dans un premier temps, à libérer les principes islamiques du carcan islamiste, rigide, étroit, constitué d’interprétations erronées et façonné pour un discours vindicatif contre notre société.


Ce chantier est minutieux, difficile mais ô combien prioritaire.


Il urgent que chacun d’entre nous puisse reconnaître la frontière qui nous sépare des territoires du dévoiement et de la malveillance.


Cette frontière distingue les repères et les notions qu’il faut mieux appréhender et diffuser, des autres qu’il faut bannir de nos discours et de nos usages.


Il nous est impossible de laisser des individus prétendant représenter notre religion porter, depuis le minbar, un discours moyenâgeux, contraire à nos principes religieux et à nos principes républicains.


Je considère les imams comme les acteurs clés de défi.


Ils sont les « sachants » de notre religion, les plus légitimes et les plus écoutés par les fidèles.


C’est à eux de diffuser l’islam véritable dont la France a besoin, dans nos mosquées et avec tous les moyens de communication modernes.


Et c’est donc avec cet objectif en tête que la Grande Mosquée de Paris a ouvert, en l’espace de deux ans, cinq annexes de son centre de formation des imams sur le territoire national, et amélioré son programme de formation.


Avec ces centres d’enseignement supérieur, et avec nos efforts collectifs, nous pourrons dissiper les crispations de nos concitoyens à l’égard de l’islam.


En même temps, nous devrons parfaitement entendre que la France nous offre la possibilité de concilier harmonieusement les préceptes coraniques avec le monde d’aujourd’hui.


La France, oui, est une chance pour l’islam.


J’en ai la conviction.


* * * *


La France a pour devise la fraternité, l’égalité et la liberté.


Ces grands principes sont les nôtres car ils ont une proximité, fondamentale, avec ceux de l’islam.


Si le temps me le permettait, je souhaiterais évoquer longuement la question, si cruciale, de l’égalité entre les hommes et les femmes.


Je souhaiterais démontrer que l’islam des premiers temps a donné un statut de droit aux femmes et leur a laissé la possibilité d’avoir une place élevée autour du Prophète Mohammed (SAWS).


J’aimerais que cela redevienne l’essentiel.

J’encourage toutes les femmes à jouer un rôle plus grand encore au sein de nos organisations cultuelles comme, naturellement, au sein de la société toute entière.


Je pourrais également parler de la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire.


Le Noble Coran, dans le verset 99 de la Sourate 10, ne dit-il pas :


« Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur terre croiraient [en Lui] dans leur totalité. Est-ce à toi de contraindre les hommes à être croyants ? »


Oui, la liberté de conscience autorise la critique de notre religion, dans le strict cadre de la loi.


Je comprends que la critique puisse incommoder ceux qui ne sont pas habitués à cet exercice.


Pour autant, notre foi, nos convictions et nos connaissances religieuses sont-elles si pauvres que nous ne soyons pas en mesure d’y répondre par l’argumentation et le dialogue ?


La France nous offre un espace commun dans lequel notre religion peut s’épanouir, avec le respect fraternel des convictions de chacun.


Je le répète : c’est une chance à saisir.


C’est une chance pour laquelle nous devons nous battre, parce qu’elle est déjà la réalité de millions de nos coreligionnaires qui, aujourd’hui, conjuguent pleinement leur appartenance citoyenne et leur appartenance religieuse.


Soyons optimistes.


La majorité de notre jeunesse n’a pas attendu nos tergiversations pour exprimer sa pleine citoyenneté et contribuer avec brio à notre société, même dans les périodes les plus difficiles.


Souvenons-nous de ces mois pénibles où nous affrontions la pandémie de Covid-19.


Souvenons-nous de l’élan de générosité et de solidarité dans nos mosquées, du respect des mesures sanitaires que nous avons observé.


Dans toute la France, les autorités m’ont témoigné leur reconnaissance pour l’exemplarité des responsables des lieux de culte musulman et des fidèles dans la lutte contre la pandémie.


C’est aussi cela, être musulman : donner l’exemple.


La Grande Mosquée de Paris, elle-même, s’est employée à soutenir et à multiplier les actions caritatives.


Elle n’a pas non plus hésité à porter, seule, en mai 2021, alors que la situation sanitaire s’améliorait, un recours devant le Conseil d’État dans le but d’autoriser la célébration de la Nuit du Destin dans toutes les mosquées de France.


Notre engagement est sérieux et sans compromis aucun.


La Grande Mosquée de Paris sera toujours là pour défendre la citoyenneté des musulmans de France, tout en leur donnant les clés pour vivre pleinement leur foi au sein de la société et dans le respect de ses principes et de ses lois.


C’est le message que je souhaitais transmettre aujourd’hui.


C’est un message qui, j’en suis certain, est partagé par les représentants des autres fédérations musulmanes nationales, avec qui nous formons « La Coordination », et avec qui nous avons élaboré et signé, le 18 janvier 2021 à l’Élysée, le document décisif qu’est La Chartre des principes pour l’islam de France.


Chers frères, votre présence aujourd’hui en dit long sur notre volonté de continuer à avancer ensemble pour prémunir nos concitoyens musulmans de toute forme de radicalisation et pour les amener, au contraire, à mieux exister dans l’unité nationale.


* * * * *



Mesdames, Messieurs,


Chers amis,


Agissons avec volonté.


Évitons toutes les instrumentalisations.


Notre foi nous incite au changement.


Faisons ensemble le pari du progrès, de la transparence et de l’ouverture.


Cet après-midi, je vous ai parlé avec honnêteté et à cœur ouvert.


Je sais pouvoir compter sur notre Fédération, sur vous qui consacrez une grande part de vos existences pour que nos concitoyens exercent leur culte dans la dignité.


Il y a, dans cette salle, toutes les capacités et les expériences nécessaires à la réussite de notre projet commun et à un futur heureux de l’islam de France.


Je souhaite plein succès à notre Université d’été, et tout particulièrement aux personnalités de qualité qui ont accepté d’apporter leur contribution extérieure et d’échanger avec les membres de notre Fédération, que je salue et remercie une dernière fois.














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