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A l'IMA, lancement de notre Université d’été

Dernière mise à jour : 17 sept.




Ouverture de l’Université d’été de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris.


Une première journée de propositions et de débats riches de perspectives, devant un public venu en nombre.


Merci au président Jack Lang pour son accueil à l’Institut du monde arabe.





D I S C O U R S D ’ O U V E R T U R E

D E M A I T R E C H E M S - E D D I N E H A F I Z

R E C T E U R D E L A G R A N D E M O S Q U É E D E P A R I S

P R É S I D E N T D E L A F É D É R A T I O N

D E L A G R A N D E M O S Q U É E D E P A R I S

Universite d ete FGMP - Discours de Me Chems eddine Hafiz, Recteur de la GMP - 16 septembr
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Mesdames, Messieurs,


Chers amis,


C’est avec un plaisir non dissimulé que je m’adresse à vous, toutes et tous, venus en nombre pour assister à l’inauguration de la première Université d’été de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris.


Je tiens, avant toute chose, à remercier Monsieur le Ministre Jack Lang de nous accueillir chez lui, à l’Institut du monde arabe, et de nous faire l’amitié et l’honneur de sa présence aujourd’hui.


Lorsque nous avons imaginé cet évènement, il nous est immédiatement apparu qu’il serait aussi naturel que prestigieux de l’inaugurer dans ce magnifique édifice portant au plus haut la culture arabe dans notre pays, et avec lequel nous avons le privilège d’être partenaires depuis mon arrivée à la tête de la Grande Mosquée de Paris.


Mesdames, Messieurs,


L’Université d’été, qui se tiendra jusqu’à ce dimanche 18 septembre 2022, marque une nouvelle étape dans le développement de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris.


Créée en 2006, notre Fédération rassemble de nombreuses mosquées à travers toute la France et, depuis ce printemps 2022, dans plusieurs pays d’Europe.


Au total, et aux côtés des membres de notre Bureau, près de 80 délégués européens, régionaux et départementaux font vivre cette Fédération, qui représente le trait d’union entre la Grande Mosquée de Paris et les mosquées de France et d’Europe.


Je souhaite les remercier vivement pour leur participation à cet événement conçu pour eux, ainsi que pour leur dévouement quotidien au service des musulmans.


L’Université d’été, comme l’a expliqué son directeur, Monsieur Ouahid Abassi, que je remercie plus fortement encore, est une première dans notre histoire.


Elle est à la fois le fruit d’un nouvel élan collectif de la Fédération et le meilleur moyen de nous coordonner, alors que des travaux d’envergure sont menés.

Ces trois jours d’échanges répondent à notre volonté d’unir encore un peu plus nos forces autour de projets communs, profitables à tous, et autour d’une identité et d’une voix communes, celles de la Grande Mosquée de Paris.


Chers amis,


L’Université d’été intervient aussi, et surtout, à une heure où la communauté nationale nous observe et où nous devons lui répondre avec courage et clarté.


Cette heure est décisive.


L’avenir de l’islam dans la société française est en jeu.


Notre responsabilité est engagée.


Il nous revient, à toutes et à tous, de revaloriser les principes fondamentaux de l’islam pour prouver, concrètement, qu’ils s’accordent avec notre société.


La Grande Mosquée de Paris, elle-même à un moment particulier de son histoire, saura, avec vous, j’en ai la certitude, relever ce défi de taille.


*


Dans un mois, le 19 octobre 2022, la Grande Mosquée de Paris fêtera les 100 ans de la pose de sa première pierre.


J’attends ce jour de célébrations avec impatience.


Je l’attends en souvenir de toutes celles et ceux qui, avant nous, ont érigé et donné à cette institution une envergure sans nulle autre pareille.


Je l’attends pour remercier toutes celles et ceux qui, à notre époque, s’évertuent à la maintenir au plus haut.


Je l’attends enfin, et surtout, pour offrir au présent la mémoire d’un siècle entier voué à la construction et à la reconnaissance de la place de l’islam en France.


Il y a 100 ans, les fondations de la Grande Mosquée de Paris étaient tracées au cœur de Paris, dans ce cinquième arrondissement, ce quartier latin, où l’enthousiasme intellectuel pour l’islam et les cultures de l’islam était florissant.


Le sacrifice des soldats musulmans morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale décida la République française à construire un édifice à la hauteur de sa reconnaissance.


Mais cette reconnaissance dépassait les années sombres de la guerre.

Au-delà des intérêts coloniaux, la Grande Mosquée de Paris était née d’une conscience : celle du peuple et de l’État français que l’islam était une religion qui méritait le respect et ne s’opposait pas à leurs valeurs.


J’invoque notre passé pour observer le temps long, et pour dire combien l'Histoire de l’islam en France ne peut pas se réduire à l’histoire d’un rejet.


L’essence de notre fondation, que nous nous devons de rappeler en certaines circonstances, n’a cessé d’ancrer plus solidement notre institution et, avec elle, notre religion, dans le territoire, la société et la République.


Aux heures périlleuses des 20e et 21e siècles, la Grande Mosquée de Paris fut toujours la voix d’expression des musulmans de France qui, par amour de la France, parce que la France est leur pays, celui de leurs parents, celui de leurs enfants, se sont évertués à le défendre.


Hélas, les temps que nous traversons aujourd’hui nous éloignent des évidences d’hier.


Depuis le 11 septembre 2001, et depuis les attentats ignobles qui ont accablé notre pays et alourdi nos cœurs, la colère et l’incompréhension ont ciblé l’islam et les musulmans.


Systématiquement, la Grande Mosquée de Paris s’est élevée avec détermination contre les violences les plus inouïes que l’on pouvait associer à l’islam.


Force est de constater que notre voix, qui est celle de millions de musulmans, n’a pas été suffisamment entendue, et que les solutions les plus efficaces ne sont pas encore mises en œuvre.


N’ayons pas peur des mots : nous sommes en crise.


La résolution de cette crise, qui entraîne peu à peu l’islam dans un faisceau de méconnaissance et de méfiance, ne se fera pas sans nous.


Il est temps de comprendre ce que nous traversons, de nous mettre face à nos responsabilités, et d’agir avec détermination.


Nous connaissons notre histoire.


Nous connaissons notre religion.


Il nous revient d’y puiser, ensemble, les sources de la réconciliation.


* *