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Sabil al-Iman, éclats spirituels de la semaine (n°3) - L'énigme du libre arbitre en Islam : un voyage à travers les écrits des érudits



Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous tous


Au sein de la quête mystique, l'éclat du « libre arbitre » se lève comme une étoile guidant les âmes éprises de vérité. Qu'est-ce donc que le libre arbitre, sinon une perle rare entre les doigts de la destinée ? Cette réalité transcende les choix élémentaires entre le bien et le mal, et trouve son expression dans les versets sacrés, tels que ceux gracieusement inscrits dans la Sourate Al-Raad. Le libre arbitre, tel un tapis persan déployé dans la demeure de l'existence, offre à l'âme la possibilité de choisir entre la voie de la vertu et celle de l'errance, entre la prière fervente et l'indifférence glaciale. Il se manifeste comme un argument en chaque acte, chaque décision, une épreuve de notre responsabilité devant le Créateur.


Dans cette symphonie céleste, se déploient les « Sunane al-kharika » (les normes divines) et les « Sunane al-jarya » (les normes humaines). Les premières, émanant directement du Trône divin, orchestrent la danse cosmique, tandis que les secondes, façonnées par les mains humaines, laissent une empreinte sur notre destinée. Ainsi, le libre arbitre devient la trame d'or entrelacée entre les doigts divins et humains, un mystère fascinant à explorer dans cette danse éternelle entre la volonté et la destinée. Que l'érudit chercheur s'aventure, donc, à déchiffrer les caractères sacrés inscrits dans cette énigme divine, découvrant ainsi les secrets cachés dans les replis des éthers spirituels.


Et dans cette toile complexe de la pensée musulmane, le mystère captivant du "libre arbitre" s'épanouit comme une rose aux pétales délicats, entre les versets coraniques sacrés et les débats éclairés d'éminents érudits musulmans. Cette quête, à la fois rhapsodie mystique et danse pensée musulmane, révèle des nuances exquises qui entrelacent la volonté humaine et la souveraineté divine dans une symphonie céleste. Les versets coraniques, ces joyaux gravés dans la mémoire des croyants, récitent une poésie divine. Dans la sourate Al-Balad, les mots sacrés nous enseignent : « N'avons-Nous pas fait de lui [l'homme] deux yeux, une langue et deux lèvres, et ne l'avons-Nous pas guidé aux deux voies [du bien et du mal] ? » Ces versets captivent l'âme, suggérant que l'humanité est investie du discernement divin et de la libre volonté, invitant chaque individu à une introspection profonde sur ses propres actes.


Les maîtres érudits de l'Islam, tels des astronomes scrutant le ciel étoilé, ont éclairé cette question pensée musulmane énigmatique. Au fil des époques et des lieux, l'Islam, en tant que guide spirituel universel, a vu ses érudits et philosophes se confronter courageusement aux défis de la réflexion. L'une des premières et fondamentales interrogations auxquelles ils ont dû répondre concerne le concept du « libre arbitre ». Des courants se sont confrontés sur la question pendant des siècles à coup d’arguments pensée musulmane. Ces débats révèlent la richesse de la pensée musulmane, démontrant comment les érudits ont navigué à travers les écueils conceptuels pour comprendre la relation complexe entre la volonté humaine et la souveraineté divine, défiant ainsi les frontières temporelles et géographiques de leur quête intellectuelle.


Ibn Taymiyya, ce penseur intrépide, émerge comme une figure colossale dans l'histoire intellectuelle de l'Islam. Tel un alchimiste des idées, il s'aventura avec audace au cœur de ces débats pensée musulmane, cherchant à démêler les fils subtils du "libre arbitre" dans l'étoffe complexe de la foi musulmane. Son équilibre subtil entre les courants divergents se révèle comme une danse intellectuelle où l'homme, porteur d'une volonté propre, évolue dans l'ombre des décrets divins. Ibn Taymiyya, dans sa quête d'harmonie, s'appuie sur le Coran pour étayer ses positions. Il explore le verset du Livre saint qui énonce : « Certes, Allah ne modifie point l'état d'un peuple, tant qu'ils ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes » (Sourate Ar-Ra'd, 13:11). Cette citation souligne la corrélation entre les actions humaines et les décrets divins, évoquant une interconnexion intime entre la responsabilité individuelle et la volonté divine. À travers les pages de l'histoire, Ibn Taymiyya, par ses écrits tels que « Al-Aqida Al-Wasitiyya » et « Kitab al-Iman », trace un héritage intellectuel persistant. Ses travaux, souvent controversés de son vivant, ont laissé une empreinte indélébile sur la pensée musulmane. Ses réflexions sur le libre arbitre ont influencé les débats ultérieurs et ont contribué à définir la compréhension contemporaine de cette question pensée musulmane complexe. Il est essentiel de reconnaître qu'Ibn Taymiyya a également été confronté à des défis politiques de son époque. Sa résistance contre certaines pratiques qui, selon lui, déviaient des enseignements fondamentaux de l'Islam, l'a conduit à des périodes d'emprisonnement. Ainsi, sa vie et ses écrits ne sont pas simplement des abstractions pensée musulmane, mais aussi des réponses aux circonstances de son temps, renforçant sa réputation de défenseur intransigeant de la foi. Dans son équilibre délicat entre la volonté humaine et les décrets divins, Ibn Taymiyya a forgé un chemin qui transcende les écoles de pensée musulmane. Il nous enseigne que la responsabilité humaine et la souveraineté divine ne sont pas des concepts contradictoires, mais plutôt des facettes d'une réalité complexe. Ainsi, la symphonie qu'il compose invite les croyants à une introspection profonde et à une compréhension nuancée de la relation entre l'homme et Dieu dans le tissu de l'existence.


Dans une autre approche, les lumières mystiques des soufis, ces artisans de l'âme, a également illuminé la toile de la discussion sur le « libre arbitre » avec une intensité spirituelle unique. Leurs voix, résonnant comme des échos dans le désert mystique de la contemplation divine, dévoilent la beauté d'une soumission totale à la volonté de Dieu. Leurs enseignements, souvent transmis à travers des poèmes et des récits allégoriques, dessinent une cartographie spirituelle où chaque pas est une danse vers la proximité divine. Certains soufis, tels que Jalal ad-Din Rumi, maître incontesté de la poésie mystique, soulignent l'effort individuel dans la quête spirituelle. Dans ses célèbres vers, Rumi évoque l'idée que « ce que vous cherchez, vous vous cherchez ». Ces paroles reflètent l'idée que l'individu, en quête de vérité, doit entreprendre un voyage intérieur, avec la volonté et l'effort personnels jouant un rôle central dans cette quête sacrée. D'autres soufis, inspirés par des figures emblématiques comme Mansur Al-Hallaj, plongent dans les profondeurs de l'annihilation de soi. Al-Hallaj, avec sa célèbre déclaration « Ana al-Haqq » (« Je suis la Vérité »), incarne l'idée de fusion totale avec la divinité. Cette perspective mystique transcende la notion conventionnelle du libre arbitre, suggérant que dans l'océan infini de la divinité, l'individu perd son existence individuelle pour se fondre dans l'Unité ultime. L'histoire des soufis, jalonnée de maîtres spirituels tels que Ibn Arabi, apporte une profondeur historique à cette exploration mystique. Les enseignements de Ibn Arabi, notamment dans ses œuvres comme le « Fusus al-Hikam » (Les Filaments de la Sagesse), exposent la vision d'une réalité où l'homme, dans sa quête spirituelle, se trouve inextricablement lié à la volonté divine, devenant ainsi une manifestation de la lumière divine. Ainsi, les soufis, avec leur éclat mystique, offrent une variété de perspectives sur le « libre arbitre », invitant les croyants à considérer la dualité entre l'effort individuel et la complète soumission dans leur recherche de la vérité divine. Leurs voix résonnent comme des guides spirituels dans le labyrinthe de la conscience, invitant les chercheurs à se perdre pour mieux se trouver dans l'océan infini de la divinité.


Plus proche de notre époque, et parmi les étoiles brillantes qui ont façonné la réflexion sur le « libre arbitre », Al-Ghazali se détache tel un phare éclairant les horizons de la pensée musulmane. Ce grand théologien et philosophe, avec son œuvre magistrale, « La Revivification des Sciences Religieuses », a insufflé une nouvelle profondeur à la compréhension de la foi et du rôle de la volonté humaine dans la destinée. Dans ses écrits, Al-Ghazali dévoile des trésors de sagesse, invitant les chercheurs de vérité à plonger dans les profondeurs des dimensions spirituelles et éthiques de l'Islam. Son exploration méticuleuse des sciences religieuses transcende les barrières du temps, marquant de manière indélébile l'Islam et suscitant l'admiration de générations de penseurs. Le maître philosophe, en scrutant les intrications du "libre arbitre," souligne l'importance de la conscience morale et de l'effort individuel. Il nous rappelle que la foi authentique ne peut être complète sans une compréhension profonde de notre responsabilité envers Dieu et envers nous-mêmes. En se penchant sur des versets coraniques tels que « Allah ne change pas l'état d'un peuple tant que ceux-ci ne changent pas ce qui est en eux-mêmes » (Sourate Ar-Ra'd, 13:11), Al-Ghazali insuffle une vision subtile de la corrélation entre la transformation individuelle et la destinée divine. L'héritage intellectuel d'Al-Ghazali a laissé une empreinte profonde sur l'Islam, stimulant des générations de penseurs à explorer les nuances du « libre arbitre ». Ses travaux continuent d'être une source d'inspiration, invitant les musulmans à une réflexion profonde et éclairée sur la relation entre la volonté humaine et la prédestination divine. Ainsi, Al-Ghazali se tient comme un phare lumineux dans l'histoire de la pensée musulmane, offrant des insights perspicaces sur le « libre arbitre » qui résonnent à travers les âges. Son œuvre monumentale continue d'éclairer la voie des chercheurs de vérité, guidant les esprits épris de connaissance vers une compréhension plus profonde de la relation complexe entre l'homme et son Créateur dans le tissu de l'existence.


Dans le kaléidoscope infini de l'Islam, la notion du "libre arbitre" brille de mille feux, chacun reflétant la lumière des érudits et des mystiques qui ont scruté cette énigme « Cognitologique ». Dans cette richesse spirituelle, les musulmans sont conviés à méditer sur la responsabilité découlant de la liberté, à danser entre les voiles de la volonté propre et de la prédestination, cherchant la vérité au cœur de cette éternelle symphonie.


 

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