

Le billet du Recteur (n°118) - L’école de Luqmân
Mardi dernier, la France s’est réveillée au rythme des cartables. Devant les portails des écoles, des mains d’enfants ont lâché fébrilement des mains de parents ; des prénoms ont été appelés dans les cours ; des cahiers neufs se sont ouverts sur des pages encore blanches. Il y a, dans ce rituel de septembre, quelque chose qui touche au sacré : un pays tout entier confie ce qu’il a de plus précieux à celles et ceux qui ont pour métier de le faire grandir. Le Coran, lui aussi,
il y a 5 jours


Le billet du Recteur (n°117) - Le premier jour du deuxième siècle
Au matin du 16 juillet 2026, avant que Paris ne s’éveille, l’appel à la prière de l’aube a retenti à la Grande Mosquée, comme la veille, comme chaque matin depuis cent ans. Sans protocole ni projecteurs, devant la seule assemblée, discrète et constante, des fidèles du matin. Rien ne distinguait cette aube des trente-six mille qui l’avaient précédée. Et c’est là, précisément, que j’ai reconnu le vrai miracle de notre centenaire : il n’est pas dans l’éclat d’une soirée, si bell
16 juil.


Le billet du Recteur (n°116) - La mémoire devenue pierre, la pierre devenue promesse
Voilà plus de six années que j'ai l'honneur de présider aux destinées de la Grande Mosquée de Paris, un lieu que je fréquente pourtant depuis près de trente ans. J'y ai vu passer les saisons, les générations, les joies discrètes comme les épreuves silencieuses. Pourtant, ce n'est que depuis que j'en porte la responsabilité que j'ai véritablement commencé à écouter ce que ses murs murmurent, ce qu'ils préservent, ce qu'ils taisent parfois… et surtout ce qu'ils ont encore à rac
6 juil.


Le billet du Recteur (n°115) - Cent ans de la Grande Mosquée de Paris : la pierre de la fraternité
Le 15 juillet 1926, sous le beau ciel de l’Île-de-France, l’appel à la prière s’éleva pour la première fois depuis le minaret de la Grande Mosquée de Paris. Un siècle plus tard, cette date demeure pour moi bien davantage qu’un anniversaire : elle est la mémoire vivante d’une promesse, celle d’une France et d’un islam capables de se reconnaître, de s’estimer et de bâtir ensemble. Car cette pierre ne fut pas posée au hasard de l’Histoire. Elle naquit d’une dette d’honneur. Du
30 juin

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