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Parution - 'La Grande Mosquée de Paris, Regards sur 100 ans en 100 événements'
Nous sommes heureux d'annoncer la parution, ce jeudi 2 juillet 2026, de l'ouvrage La Grande Mosquée de Paris, Regards sur 100 ans en 100 événements aux éditions du Cherche Midi. Écrit à l’occasion du centenaire de son inauguration (15 juillet 1926 - 15 juillet 2026), ce beau livre dirigé par le recteur Chems-eddine Hafiz et préfacé par Stéphane Bern pose un regard original et accessible sur l’histoire emblématique de notre institution, qui est aussi celle des musulmans de Fra
il y a 4 jours
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Le billet du Recteur (n°115) - Cent ans de la Grande Mosquée de Paris : la pierre de la fraternité
Le 15 juillet 1926, sous le beau ciel de l’Île-de-France, l’appel à la prière s’éleva pour la première fois depuis le minaret de la Grande Mosquée de Paris. Un siècle plus tard, cette date demeure pour moi bien davantage qu’un anniversaire : elle est la mémoire vivante d’une promesse, celle d’une France et d’un islam capables de se reconnaître, de s’estimer et de bâtir ensemble. Car cette pierre ne fut pas posée au hasard de l’Histoire. Elle naquit d’une dette d’honneur. Du
il y a 5 jours3 min de lecture


Le billet du Recteur (n°114) - L’Hégire, ou le courage de l’espérance
Chaque année, à l’apparition du fin croissant de Muharram, le monde musulman tourne une page de son calendrier, inaugurant ainsi l’an 1448 de l’Hégire. Ce passage n’est pas qu’une simple marque du temps qui s’écoule ; il est une invitation profonde à méditer l’événement fondateur de notre communauté de foi, lequel demeure, par-delà les siècles, une véritable école de l’âme. Car l’Hégire ne fut point une fuite, mais un acte résolu de foi, de courage et d’espérance. Partir. L
23 juin3 min de lecture


Le billet du Recteur (n°113) - L’école, premier ascenseur social des familles musulmanes
Chaque année, lorsque les résultats du baccalauréat sont publiés, des milliers de familles retiennent leur souffle. Dans de nombreux foyers de culture musulmane, ce rendez-vous dépasse largement le cadre d’un examen. Il est chargé d’espoirs, de sacrifices, de souvenirs et parfois même d’une forme de réparation symbolique. Derrière la réussite d’un enfant, il y a souvent le parcours de parents ou de grands-parents qui ont quitté leur terre natale avec la conviction que leurs d
17 juin4 min de lecture


Le billet du Recteur (n°112) - Une civilisation à l’épreuve de ses enfants
Le visage de Lyhanna hantera longtemps notre conscience collective. En quelques jours, sa disparition, puis l’annonce de sa mort, ont bouleversé la France. Derrière les dépêches, les débats télévisés et les échanges indignés sur les réseaux sociaux, il y a d’abord une enfant. Une vie interrompue. Des parents, des proches, des camarades, plongés dans une douleur que nul mot public ne pourra apaiser. Mais les drames qui frappent l’enfance ne bouleversent jamais seulement des f
9 juin6 min de lecture


Le billet du Recteur (n°111) - Une République ne grandit qu’en regardant ses ombres
Il est des votes qui ne modifient aucune loi du présent, mais qui transforment la conscience d’un peuple. Le 28 mai dernier, à l’unanimité, l’Assemblée nationale a abrogé le Code noir. Depuis longtemps, ce texte n’avait plus d’existence juridique réelle. Pourtant, il demeurait inscrit dans notre droit comme une trace laissée sans réponse, une page que l’on n’avait jamais véritablement tournée. Près de deux siècles après l’abolition de l’esclavage, la République a enfin effacé
2 juin3 min de lecture


Le billet du Recteur (n°110) - La France, l’un des premiers pays européens pourvoyeurs de pèlerins : un poids géopolitique sous-estimé
Chaque année, des milliers de femmes et d’hommes quittent la France pour accomplir le pèlerinage à La Mecque. Derrière ces départs vécus dans l’intimité des familles musulmanes se dessine pourtant une réalité rarement mesurée à sa juste importance : la France figure aujourd’hui parmi les principaux pays européens du Hajj. Cette réalité mérite d’être regardée avec sérieux. Car le Hajj n’est plus seulement un grand rassemblement religieux. Il est devenu un phénomène mondial où
28 mai3 min de lecture


Le billet du Recteur (n°109) - Au-delà des lois, la tentation du soupçon généralisé
Certains mots naissent dans les bibliothèques et finissent dans les tribunaux. Le mot « entrisme » est de ceux‑là. Emprunté à la science politique, il désignait à l’origine une tactique bien précise : celle consistant à infiltrer une organisation de l’intérieur pour en prendre progressivement le contrôle. Le concept avait une utilité analytique. Il permettait de décrire des stratégies documentées, observables, attribuables à des acteurs identifiés. Il n’avait pas vocation à d
18 mai8 min de lecture


Le billet du Recteur (n°108) - Le murmure des pierres et le vacarme des cours
Il est des semaines où l'histoire vous offre, dans le même souffle, le sublime et le sordide. J'en reviens de Rome. J'y reviens pensif. Sous les coupoles du Vatican, dans cette salle Clémentine où l'histoire chrétienne marche encore à pas lents sur les mosaïques, le pape Léon XIV a reçu les participants du VIIIᵉ colloque conjoint du Dicastère pour le Dialogue Interreligieux et de l'Institut Royal d'Études Interconfessionnelles de Jordanie. Théologiens catholiques, penseurs mu
13 mai6 min de lecture


Le billet du Recteur (n°107) - Le poids des mots et la bataille des regards
Dans le débat public actuel, « islam » et « musulman » ne sont plus des mots neutres. Ils servent de support à des peurs, des polémiques et des stratégies de pouvoir. On parle d’islam radical, d’islam politique, d’islam séparatiste. On évoque le musulman modéré, visible, problématique. À force de répétition, ces expressions donnent l’impression que l’islam est d’abord un problème à gérer plutôt qu’une réalité plurielle, spirituelle, sociale et citoyenne. La parole ne se conte
6 mai5 min de lecture


Le billet du Recteur (n°106) - Le printemps des tribus, ou la tentation du mur
Le printemps est revenu. Il revient toujours, avec cette insolence douce qui ne demande permission à personne, ni aux préfets, ni aux théologiens, ni aux éditorialistes. Il revient et avec lui l'appel ancien, viscéral, presque animal, de sortir, d'étendre une nappe sur l'herbe encore humide, de déballer des tupperware trop pleins, d'entendre des enfants courir sans but précis dans la lumière oblique d'un après-midi d'avril. Il y a dans le pique-nique quelque chose qui échappe
29 avr.6 min de lecture


Le billet du Recteur (n°105) - Et si la question n'était plus de gouverner, mais de faire société ?
À l'heure où le monde s'effondre dans un désordre inédit, la France s'apprête à choisir parmi des gestionnaires. Il y a des moments dans la vie d'une nation où l'on perçoit, non pas une crise, mais quelque chose de plus insidieux : un rétrécissement. Pas de fracture brutale, pas d'effondrement soudain, simplement, imperceptiblement, l'horizon qui se rapproche. Les ambitions qui s'étiolent. Le vocabulaire de l'avenir qui se vide de sa substance. Nous vivons un tel moment. Et c
22 avr.5 min de lecture


Le billet du Recteur (n°104) - Léon XIV en Algérie : et si l’autre était déjà nous ?
Il y a des moments où l'histoire ne se lit pas dans les textes, mais dans les visages. Ce lundi 13 avril 2026, j'étais à Alger. Et ce que j'ai vu ce jour-là m'a imposé une question que je n'arrive pas à quitter, une question simple en apparence, vertigineuse en réalité : pourquoi une société majoritairement musulmane accueille-t-elle le chef de l'Église catholique avec cette sérénité naturelle, cette chaleur sans mise en scène, cette curiosité sans méfiance, alors que des soc
15 avr.4 min de lecture


Le billet du Recteur (n°103) - L’égalité comme exigence : une preuve d’amour pour la France
La mobilisation de Saint-Denis ne doit pas être lue à travers le prisme commode des récupérations politiques. Elles existent, comme toujours. Elles existeront encore. Mais elles ne disent rien de l'essentiel, et s'y attarder, c'est précisément ce que cherchent ceux qui préfèrent débattre de la forme plutôt que d'affronter le fond. L'essentiel est ailleurs. Plusieurs milliers de personnes se rassemblent, sans violences, sans débordements, sans feux ni pavés, autour d'une idée
8 avr.6 min de lecture


Le billet du Recteur (n°102) - Quand le monde vacille, l’Europe se révèle et la France s’éprouve
Il y a des moments où le choix des sujets que l’on décide de traiter n’est jamais neutre. Il dit une inquiétude, une vigilance, parfois même une responsabilité. Nous vivons une époque où le tumulte du monde tend à couvrir la voix de la raison. Une époque où la guerre parle plus fort que la sagesse, où la peine de mort ressurgit comme une réponse là où le droit devrait prévaloir, où les incertitudes économiques fragilisent les équilibres sociaux et nourrissent les peurs collec
1 avr.5 min de lecture


Le billet du Recteur (n°101) - Après les municipales : la République à l’épreuve du langage
Je m’étais abstenu, volontairement, de tout commentaire avant l’issue des deux tours des élections municipales. Non par indifférence au débat public, mais par souci de retenue institutionnelle. Les responsables religieux, lorsqu’ils parlent, doivent le faire à distance de la compétition électorale elle-même. La démocratie exige cette pudeur, à moins que l’islam ne soit explicitement convoqué comme enjeu électoral par les protagonistes, comme cela a déjà été le cas dans un pas
23 mars4 min de lecture


Le billet du Recteur (n°100) - À l’aube de l’Aïd : du prétoire au mihrab, un chemin de grâce
À l’approche de la fin de ce mois béni de Ramadan — temps de recueillement, de discipline intérieure et de proximité avec le Divin — je souhaite partager une réflexion qui me tient profondément à cœur. J’ai exercé la profession d’avocat pendant de longues années, avec la même sincérité qui m’accompagne aujourd’hui. Le droit est une noble vocation : défendre, plaider, protéger la dignité humaine face à l’arbitraire. Chaque dossier entraînait une confiance ; chaque audience, un
18 mars3 min de lecture


Le billet du Recteur (n°99) - "L’épreuve, cette école secrète du cœur"
Il est des moments dans la vie où les mots se retirent d’eux-mêmes. Non par pudeur seulement, mais parce que certaines blessures appartiennent à cette zone silencieuse de l’existence où l’âme mesure soudain sa propre fragilité. L’épreuve fait partie de ces instants où l’homme se découvre démuni devant ce qui le dépasse. Dans la tradition spirituelle de l’islam, l’épreuve, al-ibtila’ , n’est jamais pensée comme une simple adversité. Elle est une interrogation adressée à l’être
10 mars3 min de lecture


Le billet du Recteur (n°98) - Ramadan : l'effort intérieur au service de la République
Le Ramadan a débuté mercredi dernier, marquant chaque année une pause dans le tumulte quotidien et l’entrée dans une période d’intensité morale. Cependant, au-delà du rite, ce mois soulève une question plus vaste pour la France : que signifie, aujourd'hui, jeûner dans une République laïque ? Pour répondre à cette interrogation, il convient de s’abstraire des slogans et des crispations, en faisant preuve de rigueur intellectuelle et de vigilance républicaine, héritage de notre
23 févr.4 min de lecture


Le billet du Recteur (n°96) - Quand les mots trahissent la République
Il est des mots qui ne relèvent pas de la simple maladresse. Des mots qui ne sont pas seulement excessifs, mais révélateurs. Des mots qui disent, malgré eux, l’état moral d’un pays. Employer aujourd’hui le terme de rafle pour évoquer une politique d’interpellation massive d’étrangers n’est pas une erreur de langage. C’est une faillite de mémoire. Ce mot n’est pas neutre. Il n’a jamais été neutre. En France, il est lesté d’une histoire précise, tragique, irrévocable. Il désign
3 févr.4 min de lecture


Le billet du Recteur (n°95) - Quand l’argent gouverne le monde, que reste-t-il de l’homme ?
Il est un fait que notre époque peine encore à nommer : l’argent n’est plus un moyen, il est devenu une condition d’existence politique. Les nations ne tombent plus seulement sous les bombes, mais sous les suspensions de flux, les gels d’avoirs, les exclusions de circuits invisibles. On ne conquiert plus seulement des territoires, on neutralise des capacités de payer, d’emprunter, d’échanger. Or, pour un esprit formé dans la pensée musulmane, cette mutation ne peut être lue c
28 janv.3 min de lecture


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