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Notre mosquée (n°82) - Venez apprendre l’arabe, découvrir une civilisation et faire vivre un patrimoine

il y a 3 heures
3 min de lecture

Par Nassera Benamra

Comme chaque rentrée scolaire, les cahiers se rouvrent, les cartables reprennent le chemin de l’école et les salles de classe retrouvent les voix des enseignants et des élèves. A la Grande Mosquée de Paris, la rentrée 2026-2027 marque également la reprise des cours de langue arabe destinés aux enfants et aux adultes, à partir du 26 septembre prochain.


Parce qu’elle est depuis toujours un lieu de transmission du savoir, de culture et d’apprentissage, la Grande Mosquée de Paris accueille, à travers l’École nationale Ibn Badis, les jeunes élèves désireux de découvrir ou de perfectionner leur maîtrise de la langue arabe. Cette année encore, les cours sont programmés les mercredis et les samedis pour les enfants à l’institut El-Ghazali et sont assurés par des enseignants spécialisés et expérimentés.


A la Grande Mosquée de Paris, l’apprentissage de la langue arabe accompagne depuis de nombreuses années des générations d’enfants et d’adultes. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre à lire, à écrire ou à construire des phrases. Derrière les lettres que l’on trace pour la première fois, il y a une langue ancienne vivante, porteuse d’une littérature, d’une culture et d’une mémoire.


Pour un enfant qui découvre l’arabe, tout commence souvent par reconnaître une lettre, l’écrire correctement, apprendre à la prononcer, puis l’associer à un son et à un mot.


Comme pour les autres langues, on commence par apprendre les lettres par Alif « A » Ba « B » Ta « T » , ces lettres peuvent sembler bien peu de chose, pourtant, elles ouvrent une porte. Au fil des cours, les lettres cessent d’être des signes inconnus, elles deviennent des mots, puis des phrases. L’enfant apprend progressivement à déchiffrer une langue qui, pour certains, est celle entendue à la maison, dans les conversations des grands-parents ou lors des fêtes familiales. Pour d’autres, elle est une découverte complète.


L’École nationale Ibn Badis, accueille différents publics et propose un apprentissage allant de l’initiation aux niveaux plus avancés. Apprendre une langue ne consiste jamais uniquement à mémoriser du vocabulaire ou des règles de grammaire. La langue permet de comprendre des textes, d’accéder à une littérature, de découvrir une civilisation et de mieux entendre les voix d’une histoire. Pour beaucoup de familles, elle constitue également un fil entre les générations.



Il y a ainsi le parent qui accompagne son enfant à son premier cours, le grand-parent qui se réjouit de l’entendre prononcer ses premiers mots, et l’enfant qui, quelques années plus tard, pourra à son tour transmettre ce qu’il aura appris.


L’apprentissage possède également une dimension profondément humaine, car dans une   classe, les niveaux peuvent être différents, les parcours variés, les motivations multiples. Certains viennent pour renouer avec une langue qu’ils comprennent sans savoir la lire. D’autres souhaitent la découvrir pour la première fois. Certains cherchent à mieux comprendre la langue des textes religieux, d’autres veulent simplement pouvoir communiquer avec leurs proches ou retrouver une part de leur héritage familial.


Mais le désir d’apprendre et peut-être là que se trouve le sens le plus profond d’une rentrée. Dans cette volonté de commencer, recommencer, progresser.


Les cours de langue arabe y trouvent naturellement leur place aux côtés d’autres activités consacrées à la transmission des savoirs et à la culture arabophone, notamment la calligraphie.


L’arabe, avec son alphabet, ses sonorités et sa longue histoire littéraire, demande patience et régularité. Mais derrière chaque progrès se trouve une petite victoire à travers un mot enfin compris, une phrase correctement lue, un texte déchiffré sans aide. Puis vient un jour où l’élève n’a plus besoin de demander : « Qu’est-ce que cela veut dire ? »


Pour la rentrée 2026-2027, les salles de l’École nationale Ibn Badis s’apprêtent donc à accueillir de nouveaux élèves et à retrouver ceux qui poursuivent leur parcours. Une nouvelle année commence, avec ses cahiers, ses exercices, ses difficultés et ses progrès.


 


*Article paru ans le n°120 de notre magazine Iqra.

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