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Projection-débat - "Des pavés de mémoire aux chemins du dialogue"

  • il y a 1 heure
  • 2 min de lecture

Notre cycle d'événements Les Mercredis du Savoir est de retour après le mois béni de Ramadan avec la projection du film Des pavés de mémoire aux chemins du dialogue, qui sera suivie d'un échange avec le réalisateur, Dan Laloum, et les personnalités qui ont contribué au projet, Radouane Attiya, Djemila Benhabib et Danielle Perez.


Ce film retrace le parcours de lycéens de Belgique, découvrant l'histoire du recteur Kaddour Benghabrit, qui protégea des Juifs au sein de la Mosquée de Paris durant l’Occupation : un point de départ d’un cheminement émotionnel, citoyen et profondément humain.


Rendez-vous le mercredi 8 avril 2026 (18h-20h) à la Grande Mosquée de Paris (Salle Émir Abdelkader, Place du Puits de l'Ermite, Paris 5e).


Inscription gratuite.



UN PROJET PÉDAGOGIQUE, POUR UN ESPACE APAISÉ


Face aux tensions ravivées par le conflit au Moyen-Orient et aux mécanismes psychologiques qui fragmentent les relations — compétition victimaire, inversion traumatique, invalidation de la souffrance — ce projet propose une autre voie : transformer la mémoire en espace de rencontre.


Le film retrace le parcours de lycéens de l’Athénée Charles Rogier à Liège en Belgique, accompagnés par Danielle Perez du collectif D’accord de ne pas être d’accord, et Radouane Attiya, leur enseignant-chercheur.


À partir de la lecture de L’Étoile jaune et le croissant de Mohammed Aïssaoui, ils découvrent la figure du recteur Kaddour Benghabrit, qui protégea des Juifs au sein de la Mosquée de Paris durant l’Occupation. Cette rencontre historique devient le point de départ d’un cheminement émotionnel, citoyen et profondément humain.


Les jeunes assistent ensuite à la pose des pavés de mémoire en hommage à une famille déportée par le XXᵉ convoi et assassinée à Auschwitz et participent à des échanges avec des témoins de la Shoah, un historien et un politologue. Ces moments offrent un espace rare où l’on ose écouter, douter, questionner et confronter les récits hérités sans hiérarchie des douleurs.


Le voyage se poursuit à Paris, entre la Grande Mosquée et le Mémorial de la Shoah. Ils y découvrent une mémoire incarnée, où la solidarité traverse les identités et les appartenances. Pour beaucoup, la Shoah cesse d’être une histoire « qui ne leur appartient pas » : elle devient sensible, tangible, reliée.


Destiné aux écoles, associations et tout public, le documentaire témoigne de la puissance éducative de ce parcours. Il montre que reconnaître la souffrance de l’autre n’efface jamais la sienne et que les mémoires ne sont pas concurrentes, mais complémentaires. Il offre un outil précieux à un moment où certains hésitent à aborder ces sujets par crainte de tensions : un espace apaisé, rigoureux et sensible, pour parler d’histoire, de solidarité et de coexistence.


 


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