top of page

Lumière et lieux de saints l'Islam, à la découverte des mosquées du monde (n°22) - La mosquée Sidi Ramdane


Dans les méandres spirituels de la Casbah d'Alger, se dresse la mosquée Sidi Ramdane, un sanctuaire qui, depuis dix siècles, incarne l'âme et l'histoire de cette terre bénie. Les archives historiques murmurent que son édification date des confins des Xe et XIe siècles de l'ère chrétienne. Sa consécration, telle une étoile divine, apparue en l'an 362 de l'Hégire, soit en 973 de l'ère chrétienne, s'inscrit dans une époque antérieure à l'hégémonie ottomane, sous le règne éclairé de Bologhine Ibn Ziri. Elle marquait alors la frontière sacrée de la ville d'Alger des Beni Mezghenna.


Niché dans le quartier enchanteur de la Casbah supérieure, la mosquée Sidi Ramdane se dévoile dans toute sa splendeur mystique. Sa structure, inspirée des mosquées marocaines, avec son toit en tuiles et son minaret solitaire, carré comme un bastion contre l'oubli, témoigne d'une architecture empreinte de sérénité et de dévotion. La salle de prière, un lieu où le temps semble suspendu, s'étend en deux rangées de colonnes de pierre, chacune portant neuf colonnes robustes, pouvant accueillir mille âmes en quête de communion avec le divin. Cette mosquée, sanctifiée par l'UNESCO, se dresse non seulement comme un monument de foi, mais aussi comme un gardien silencieux de la mémoire nationale et mondiale.


Un édifice imprégné de mysticisme et d’histoire


Parmi les sanctuaires les plus vénérables de l’Algérie, la mosquée Sidi Ramdane brille d’une lumière particulière. Terre de prophètes et de saints, l'Algérie est constellée de mosquées antiques, chacune murmurant une histoire sacrée qui lie indissolublement ce peuple à sa foi islamique.


La mosquée Sidi Ramdane, témoin silencieux des âges révolus, se trouve dans le quartier historique de la Casbah à Alger, un site sacré inscrit au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1962. Érigée par les gouverneurs éclairés des Beni Mezghenna, elle repose sur les vestiges vénérables de l'ancienne cité romaine d'Icosium, s'intégrant dans les frontières mystiques de leur État, s'étendant de Bab El Oued à la Casbah inférieure.


Les chroniques sacrées rapportent que cette mosquée fut bénie en l’an 362 de l’Hégire, sous l’égide bienveillante de Bologhine Ibn Ziri. Une plaque commémorative, précieusement conservée dans un recoin sacré de la salle de prière, proclame : "Au nom de Dieu le Miséricordieux, la mosquée Sidi Ramdane a été inaugurée en 1622."



Le mystère du nom vénérable de Sidi Ramdane


Le nom de "Sidi Ramdane" est enveloppé de mystère et de légendes sacrées. Les érudits algériens proposent diverses interprétations : la plus répandue associe ce nom à un vaillant soldat de l'armée musulmane, ayant participé aux conquêtes sacrées en Afrique du Nord, sous la bannière d’Okba Ibn Nafaa. Ce noble guerrier, Sidi Ramdane, aurait trouvé le repos éternel dans un angle mystique de la mosquée.


D'autres sages affirment que ce nom dérive d'un saint homme, "Sidi Ramdane", originaire des terres spirituelles de la wilaya de Biskra, dans le sud-est de l'Algérie. Une autre tradition chuchote que "Sidi Ramdane" fut un éminent savant hanafite, dont la sagesse et la piété résonnent encore dans les pierres sacrées de cette mosquée.


Ainsi, la mosquée Sidi Ramdane se dresse non seulement comme une structure de pierre et de foi, mais comme un témoin vivant de l'histoire mystique et spirituelle de l'Algérie, unissant dans ses murs la mémoire des ancêtres et la dévotion des âmes ferventes.




*Article paru dans le n°22 de notre magazine Iqra.



 

À LIRE AUSSI : 

Comments


bottom of page