Le Coran m’a appris (n°31) - Que le Livre guide le cœur avant la raison
- Guillaume Sauloup
- il y a 6 heures
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Par Cheikh Khaled Larbi
Le Livre n’est pas un trésor que l’on possède, il est une lampe que l’on allume dans l’obscurité. Il ne se lit pas pour paraître savant, mais pour que l’âme se reconnaisse et s’élève. Le Coran n’est pas une parole morte, il est souffle, épreuve et consolation.
Apprendre de la patience et de la douleur
Cette année, Le Coran m’a appris à rappeler sans cesse que le texte sacré accompagne les épreuves humaines, non pour les supprimer, mais pour les rendre porteuses de sens.
La perte d’un être cher devient une méditation sur l’éphémère.
La solitude se transforme en dialogue intérieur avec Celui qui ne délaisse jamais.
L’injustice inspire réflexion et action, non rancune.
« Quiconque fait le bien, ce n’est à son avantage qu’il le fait ; et quiconque fait le mal, ce n’est qu’à son propre détriment . »
Coran 45, 15
Le Coran enseigne que la patience n’est pas passivité, mais fidélité à la justice, même lors-que le cœur est fatigué.
Le Coran comme miroir de soi
Au fil de l’année, la rubrique a insisté sur un point essentiel : le Livre est un miroir, pas un manuel figé. Il reflète les faiblesses, les forces, les doutes et les élans de l’âme humaine.
Les prophètes ne sont pas des figures inaccessibles, mais des compagnons d’humanité.
Leurs combats, leurs silences et parfois leurs larmes éclairent nos propres chemins.
La lecture devient une introspection guidée, non un exercice théorique.
Le souffle du pardon et de la miséricorde
Le Coran m’a appris que la miséricorde précède le jugement. Il n’appelle pas à la punition immédiate, mais à la remise en question, à la réconciliation et à la réforme intérieure.
« Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. »
Coran 24, 31
Cette dimension fut au cœur des articles de l’année : le pardon comme levier de paix intérieure, la miséricorde comme énergie pour transformer l’erreur en apprentissage.
Le Coran et la vie quotidienne
Le fil conducteur de la rubrique fut aussi la pratique incarnée : comment le texte influence la vie réelle, et non une spiritualité abstraite.
Les rites ne sont pas des règles mortes, mais des respirations pour l’âme.
La lecture quotidienne devient un dialogue intime : parfois un refuge face à l’injustice sociale, parfois une boussole dans la fatigue morale.
Les paroles divines inspirent la justice, la sincérité, l’humilité et l’action concrète.
La force du Coran réside dans ce qu’il change en nous, pas seulement dans ce que nous savons de lui.
Le témoignage comme engagement
Le Coran m’a appris a insisté sur la dimension du témoignage témoigner de ce que le Livre apporte dans la vie réelle, partager une foi vécue, sans dogmatisme ni prétention, montrer que la parole divine est vivante, nourrissante et humaine.
Chaque article fut une invitation à ressentir plus qu’analyser, cheminer plus qu’expliquer, vivre plus qu’enseigner.
Clore l’année, ouvrir le cœur
Ainsi s’achève une année, non comme se ferment les portes, mais comme s’ouvrent les prières. Une année écrite avec des mots, mais surtout vécue avec des silences, des larmes discrètes et des espérances tenaces.
Nous refermons 2025, en sachant que le Coran ne se termine jamais : il commence chaque fois qu’un cœur l’écoute, chaque fois qu’une conscience s’y réfugie, chaque fois qu’un être humain y cherche sens et lumière.
Si nous avons trébuché, qu’Il nous relève.
Si nous avons douté, qu’Il nous éclaire.
Si nous avons blessé, qu’Il nous apprenne à réparer.
Ô Allah, reçois cette année comme un effort sincère, pardonne nos manques et purifie nos intentions. Fais de 2026 une année de justesse sans dureté, de foi sans arrogance, de savoir sans orgueil et d’humanité sans oubli.
Que Ton Livre demeure notre compagnon, dans les jours clairs comme dans les nuits longues, dans les certitudes comme dans les questions. Et lorsque le temps passera encore, que l’on puisse dire, humblement et sans prétention : le Coran ne nous a pas rendus parfaits, mais il nous a rendus plus conscients, plus vivants, plus humains.
Ainsi se ferme l’année…et ainsi commence le chemin.
*Article paru dans le n°92 de notre magazine Iqra.
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