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Le Coran m’a appris (n°47) - Les signes d’Allah entre ciel, terre et saisons

  • 11 mai
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 mai


Par Cheikh Khaled Larbi

Quand la pluie descend douce et que reverdit la plaine,

Le croyant y découvre une sagesse certaine.

Entre l’ombre et l’aurore, entre la feuille et les cieux,

Mille signes parlent bas à qui regarde mieux.

Ouvre le Livre sacré, observe ce qu’il décrit…

La création récite ce que le Coran m’a appris.


La nature n’est pas muette : elle enseigne


Le Coran ne présente pas l’univers comme un décor vide. Il le présente comme un ensemble de signes (Ayat). Le ciel, la pluie, la nuit, les montagnes, les vents, les fruits, les saisons : tout cela n’est pas seulement matière, mais message. 


« Il y a certes dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, des signes pour les doués d’intelligence. » 

Sourate El Imran, 3:190


Ce que le Coran m’a appris : regarder n’est pas voir. Voir n’est pas comprendre. Comprendre demande un cœur éveillé.


La terre morte qui revit


L’un des exemples les plus frappants dans le Coran est celui de la terre desséchée que la pluie ranime.


« Et parmi Ses signes, tu vois la terre humiliée. Puis dès que Nous faisons descendre l’eau sur elle, elle remue et croît. »

Sourate Fusillât, 41:39


Un mot qui éclaire… ou un mot qui égare.


Une terre grise devient verte. Une plaine silencieuse devient vivante. Un sol craquelé devient jardin.


Ce que le Coran m’a appris : ce que l’homme croit terminer peut recommencer. Un cœur dur peut s’adoucir, une vie brisée peut se réparer, un pécheur peut revenir, un peuple peut se relever.


Celui qui fait revivre la terre est capable de faire revivre les âmes.


L’alternance des saisons est une école


Le Coran attire souvent l’attention sur les cycles : jour / nuit, pluie / sécheresse, vie / mort, force / faiblesse.


Le printemps ne vient qu’après l’hiver. La facilité vient souvent après l’épreuve.


« A côté de la difficulté, est certes, une facilité. »

Sourate Ash-Sharh, 94:5-6


Ce que le Coran m’a appris : ne juge jamais un chapitre en lisant une seule page.

L’hiver n’est pas l’histoire entière.


La beauté est aussi un signe


Beaucoup pensent que seuls les grands miracles comptent. Pourtant le Coran attire aussi l’attention sur les fruits, les couleurs, la diversité. 


« Et parmi Ses signes : la diversité de vos langues et de vos couleurs. »

Sourate Er-Roum, 30:22


Une rose n’est pas un argument scientifique seulement. Elle est aussi une invitation à la contemplation. Le parfum, l’harmonie, la couleur, la symétrie : tout cela parle.


Ce que le Coran m’a appris : la beauté n’est pas futile. Elle est une pédagogie divine.

Une fleur peut instruire celui qu’un discours n’atteint plus.


La graine cachée et l’œuvre invisible


Une graine disparaît sous terre avant de paraître au grand jour.


Le Coran enseigne que beaucoup d’œuvres grandissent d’abord dans le secret : l’intention sincère, la patience silencieuse, l’effort non applaudi et les larmes vues d’Allah seul. « Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort ».


Ce que le Coran m’a appris : ne méprise jamais ce qui est discret. Les racines ne se montrent pas, pourtant elles portent l’arbre.


Le cœur aussi connaît ses saisons


Comme la terre, le cœur traverse des états.


Hiver : dureté, fatigue, distance.


Automne : perte, remise en question.


Printemps : repentir, espoir, retour.


Été : énergie, générosité.


Ce que le Coran m’a appris : le cœur n’est pas condamné à rester froid.


« Ceux qui ont cru, leurs cœurs se tranquillisent par le rappel d’Allah. »

Sourate Er-Ra‘d, 13:28


Le dhikr est au cœur ce que la pluie est au sol.


La patience des cultivateurs


Le paysan travaille sans posséder la pluie. Il prépare la terre sans commander au ciel.


Il agit, puis confie. Voilà la vraie sagesse islamique : effort sans orgueil, confiance sans passivité, attente sans désespoir.


Ce que le Coran m’a appris : tu n’es pas maître des résultats, mais responsable des semences.


Voilà des paroles de sages


Ibn al-Qayyim (sens) : le rappel d’Allah pour le cœur est comme l’eau pour le poisson.


El-Ghazali (sens) : celui qui connaît son âme chemine vers son Seigneur.


Regard du printemps


Quand tu vois un arbre reverdir, rappelle-toi : la miséricorde revient, les portes se rouvrent, les fautes peuvent être lavées, demain n’est pas fermé. Quand tu vois la pluie tomber, rappelle-toi : chaque goutte descend avec permissions. 


Si la pluie ranime la vallée refroidie,

Le rappel ranime l’âme appauvrie.

Si la branche refleurit après l’hiver contraint,

Nul cœur sincère n’est privé de printemps.

Regarde la terre, le ciel, les fruits, la nuit…

La création répète ce que le Coran m’a appris.



*Article paru dans le n°108 de notre magazine Iqra.




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