Le Hadith de la semaine (n°81) - Le sport en Islam : la course de chevaux prophétique comme modèle
- Guillaume Sauloup
- 10 nov. 2025
- 7 min de lecture

Par Cheikh Younes Larbi
D’après ‘Abd Allah ibn Omar (qu’Allah soit satisfait de lui et de son père), le Prophète ﷺ organisa une course entre les chevaux entraînés depuis el-Ḥafiyâ’ jusqu’à Thaniyyat el-Wadâ‘, et une autre entre les chevaux non entraînés depuis Thaniyyat el-Wadâ‘ jusqu’à la mosquée des Banou Zurayq (Rapporté par el-Boukhâri).
Ce hadith met en lumière le fait que le sport n’est nullement un aspect secondaire de la vie musulmane. Il constitue au contraire une éducation complète, qui unit la pureté de l’âme, la santé du corps et la force de la volonté. Lorsque le Prophète ﷺ organisa cette course entre chevaux entrainés et non entrainés, ce n’était pas pour un simple divertissement, mais pour inculquer des valeurs éducatives profondes à ses compagnons. Il leur enseigna ainsi, que l’excellence ne s’obtient pas par hasard, mais qu’elle est le fruit d’une préparation, d’un effort et d’une discipline. En distinguant les chevaux entraînés des non entraînés, le Prophète ﷺ affirma le principe de justice dans la compétition, un principe que nous devrions retrouver aujourd’hui dans toutes les formes de sport moderne, où le mérite doit être mesuré à la lumière du travail, de l’endurance et de la rigueur non au regard de la renommée ou de la fortune. Dans cette attitude prophétique se manifeste clairement un profond respect des capacités de chacun, et une leçon sur la manière d’organiser les compétitions, selon les niveaux, avec équité et équilibre.
Sous un autre angle, ce hadith montre que l’Islam ne sépare pas la religion de la vie, ni l’adoration du travail. Tout comme la prière élève le cœur, le sport élève et fortifie le corps, et l’objectif dans les deux cas demeure le même : façonner un être humain complet, capable d’assumer sa mission sur terre. C’est pour cela que le Prophète ﷺ pratiquait lui-même certaines activités physiques telles que la lutte, le tir à l’arc ou la marche rapide. Autant de symboles d’un entraînement corporel et mental destiné à former un homme fort dans son corps, équilibré dans son âme, et confiant dans son action.
Dans notre monde contemporain, où le sport est devenu pour beaucoup un moyen de divertissement, de gloire ou de profit, ce hadith vient nous rappeler que le sens originel du sport est l’éducation, non le divertissement ; l’élévation de l’âme, non la vanité. L’Islam veut du croyant sportif qu’il soit fort, non pour dominer autrui, mais pour être utile à lui-même et à son prochain ; capable d’agir, de servir et de donner. Équilibré dans son corps comme il l’est dans son esprit et dans sa foi. Le musulman qui court, s’entraîne ou concourt ne le fait pas pour qu’on dise de lui qu’il est fort ou talentueux, mais pour renforcer son corps au service de l’adoration et de l’action vertueuse, vivant ainsi pleinement le sens des paroles du Prophète ﷺ : « Le croyant fort est meilleur et plus aimé d’Allah que le croyant faible. »
La force, en Islam, n’est pas une supériorité arrogante, mais une responsabilité morale. Elle ne se mesure pas seulement à la vigueur du corps, mais aussi à l’équilibre du caractère, à la maîtrise de soi et à la capacité d’endurer les épreuves avec patience.
Ainsi, ce hadith ne se limite pas à la seule course de chevaux. Il établit un principe universel : toute activité physique ou sportive qui développe la force, préserve la dignité et oriente vers le bien s’inscrit dans le champ du licite, voire du recommandé, et peut devenir une adoration si l’intention est pure. En revanche, ce qui mène à la négligence, au gaspillage, à l’orgueil ou à la nuisance envers soi-même ou autrui, est étranger à l’esprit et aux objectifs de la Shari’a.
Ce Hadith n’est donc pas un simple récit historique au sujet d’une course organisée à Médine. Il est une invitation intemporelle à repenser la place du sport dans nos vies, à la relier aux valeurs plutôt qu’aux apparences, à la construction plutôt qu’à la destruction, à l’éducation plutôt qu’à la distraction. Ainsi l’a voulu le Prophète ﷺ : un chemin vers la force, un moyen de purification, et un pont entre le corps et l’âme dans leur quête harmonieuse vers Allah, le Très-Haut.
*Article paru dans le n°84 de notre magazine Iqra.
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